Carte blanche à Guillaume Martial

Pour le Ministère de la Culture / Projet Camus

 

Guillaume Martial est un artiste inspiré par l’architecture, le sport et l’univers du cirque qui mène une recherche sur l’espace et le corps dans la tradition du cinéma burlesque.
Quoi de mieux pour entrer dans l’année 2026 que la créativité du photographe français qui allie ainsi l’humour, la mise en scène, la poésie et la réalité d’images décalées sans aucun recours à l’IA. Il nous apporte ainsi l’optimisme de croire encore à la création photographique et à l’envie d’un monde assurément humain !
Et si 2026 était l’occasion d’écrire une page toute neuve et pas seulement d’en rêver.
L’image par l’image vous présente ses meilleurs voeux avec cette image de Guillaume Martial.

L’artiste a répondu aux questions de l’image par l’image  :

– Pouvez vous nous éclairer sur votre processus de création et de réalisation ?

Mon processus créatif est toujours basé sur l’expérience physique d’un lieu. Il part d’un espace délimité ou d’un espace vital. Je transpose ces lieux dans mon théâtre imaginaire et met en scène mes personnages que j’interprète le plus souvent, comme un homme- orchestre ! La fiction est intéressante car elle permet à la fois un recul et une autre vision du réel, la mienne est souvent bien décalée…

– Avez vous une relation avec la commande photographique autre que celle des ateliers de transmission ? Qu’est ce que cette pratique vous inspire ?

La commande photographique est toujours intéressante dès lors qu’elle fait appel à l’écriture du photographe, celui-ci n’est pas juste un exécutant. La commande peut vraiment insuffler un renouveau car ce n’est pas l’artiste qui choisit tout (sauf pour une carte blanche) mais il va faire en sorte de correspondre aux attentes demandées. Pour moi ce n’est pas antinomique, c’est plutôt stimulant car la commande fait appel à mon univers tout en répondant aux objectifs d’un client. Les compromis sont toujours de mises évidemment. Mais quand le commanditaire fait confiance au photographe, il peut se passer un vrai travail unique. L’artiste mène sa barque au service du client et c’est souvent réussi car, en réalité, il poursuit son travail personnel. Dans mon cas, j’ai toujours besoin de contraintes pour produire mais ces contraintes deviennent stimulantes car elles fournissent un cadre de travail propice à l’imaginaire.

Les ateliers de transmission commandés par les structures culturelles ne sont pas des commandes photo à proprement parler mais ils sont pour moi un bol d’air salutaire car ils permettent une relation directe au public. Dans un métier souvent assez solitaire, les relations sociales sont les bienvenues.

Série La tête et le corps 2025-résidence de création au CPN de Laxou Nouvel Observatoire Photographique du Grand-Est Labri-2025

– Quelles sont vos actualités?

Une bourse de recherche de l’ADAGP me permet actuellement de développer un projet d’ouvrage photographique pour enfants (petits et grands). C’est un projet qui me tient à coeur dans l’éducation aux images portée aux jeunes générations.

La transmission est absolument essentielle dans l’appréhension de notre monde (visuel), qui plus est avec l’IA. Je travaille avec le service des publics du musée Nicéphore Niépce dans l’aspect pédagogique et pour créer de nouvelles images en 2026 (labellisé Bicentenaire de la Photographie).
D’ailleurs, nous sommes actuellement dans la phase de recherche d’un éditeur qui aimerait rejoindre cette aventure !

Comme j’aime faire le grand écart, je rentre tout juste de Guyane où je viens d’intervenir auprès de femmes en détention avec la MAZ – Maison de la Photographie Guyane Amazonie- et le programme « Entre les images » développé par le réseau Diagonal. Pour reprendre la question précédente, ici l’atelier participe indirectement à mes réflexions artistiques. Et dans ce contexte particulier, la pratique photographique va bien au-delà, elle crée des liens, elle fabrique du commun, et ça fait du bien !

Par ailleurs, je mène une recherche personnelle en milieu carcérale débutée il y a 8 ans. Je suis le lauréat d’un programme inédit développé par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, pour poursuivre mes recherches sur les deux années à venir.

Si le ciel ne nous tombe pas sur la tête d’ici là, une exposition d’envergure devrait voir le jour en 2028. Restons ouverts !

 

En savoir plus sur Guillaume Martial?

Inspiré par l’architecture, le sport et l’univers du cirque, Guillaume Martial, artiste et photographe français,
mène une recherche sur l’espace et le corps dans la tradition du cinéma burlesque.
Il intègre la mission photographique France(s) Territoire Liquide, exposée dans son intégralité au Tri Postal à Lille en 2014. Il reçoit le Prix HSBC Pour la photographie en 2015 et publie le livre Slap-Stick aux Éditions Actes Sud.
Il participe à de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Ses œuvres font parties de plusieurs collections publiques dont le musée Nicéphore Niépce, l’artothèque d’Angers ou le Fonds Départemental d’Art Contemporain de Dordogne. Il intervient régulièrement auprès des publics dans le cadre d’ateliers de transmission et de pratiques photographiques.

Site web de l’artiste : www.guillaumemartial.fr

 

Des expositions à Deauville et à Paris pour changer d’air !

Rien de mieux que l’air de la mer pour se rafraichir les idées, puis revenir à Paris fêter les 25 ans du magazine de l’air et se détendre au bord de piscines lors d’une pool party. 

Notre première étape sera à Deauville avec Planches Contact Festival qui se tient jusqu’à 4 janvier, avec trois coups de coeurun zoom  sur la Fondation Photo4food et les quatre artistes qu’elle expose.

Cette édition, placée sous le signe de l’intimité par ses directeurs artistiques, Jonas Tebib et Lionel Charrier, accueille deux figures majeures de la scène photographique, Arno Rafael Minkkinen et Lin Zhiping que vous découvrirez certainement avec plaisir dans les  magnifiques espaces des Franciscaines, sur la plage de Deauville et au Point de vue, en compagnie de nombreux artistes talentueux.

L’image par l’image partage ses trois principaux coups de coeur aux Franciscaines et  ceux pour les artistes exposés sur la plage et au Point de vue sélectionnés par la bourse Photo4food, une occasion aussi de mettre un coup de projecteur sur la Fondation.

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Coup de coeur pour la Traversée du fragment manquant

Le reflet de ce qu’il reste_Raphaëlle Peria_BMW_ART MAKERS (2025) (05/2025)

Avec deux expositions, l’une en cours à Paris et l’autre tout l’été à Arles, Raphaëlle Peria  ne manque pas d’actualité .

Dans l’exposition proposée à Arles par le programme BMW ART MAKERS, Traversée du fragment manquant, Raphaëlle Peria présente en collaboration avec la curatrice Fanny Robin  « une série inédite qui, commente cette dernière, prend forme dans de nouvelles recherches et dispositifs plastiques. »

Sur les berges, les platanes 2 Raphaëlle Peria_BMW ART MAKERS (2025) (05/2025)

Convaincue que « les arbres sont des êtres vivants qui sont porteurs de mémoire » et « qu’ils sont gardiens de nos secrets »,  l’artiste revisite des photographies d’enfance liées à son premier voyage sur le canal du Midi.
Elle retourne sur la trace des platanes qui luttent actuellement contre un champignon dévastateur et dépérissent.

Les fantômes du canal_Raphaëlle Peria – BMW ART MAKERS (2025) (05/2025)

Le duo invite les spectateurs à vivre une échappée poétique, au cœur de l’image photographique.
« En explorant ce paysage souvenir dans des effets de transparence nouveaux, Raphaëlle
Peria immortalise l’évolution d’une nature en déclin tout en inscrivant l’absence et le passage du temps dans ses œuvres. » commente Fanny Robin.


L’artiste nous fait entrer dans l’image. Ses interventions dans le volume des papiers et des pigments qu’elles soulèvent font ressentir le volume de l’écorce.

 

 

 

Mais attention ici on ne doit pas toucher … « sauf avec les yeux« , comme le dit si bien Michel Poivert en commentateur averti de la série présentée Galerie Papillon à Paris, « tant les épreuves augmentées de l’artiste  font de leur fragilité l’allégorie d’une nature aujourd’hui tourmentée « .

Cueillir les murmures ©Raphaëlle Peria – BMW ART MAKERS

Le programme BMW ART MAKERS récompense le compagnonnage du duo de lauréates  commencé il y a plusieurs années et leur a permis d’aller plus loin dans la recherche et l’expérimentation de nouvelles formes et de nouveaux matériaux. Ce projet, qu’elles voulaient unique et audacieux, leur a donné une véritable opportunité pour explorer et s’engager vers de nouvelles directions grâce au soutien et à l’accompagnement des équipes de BMW.

A propos du programme BMW ART MAKERS :
il réunit et soutient un artiste visuel émergent et un curateur pour la création d’un projet artistique commun. Le duo lauréat, composé d’un artiste et d’un commissaire, reçoit un financement de 33 000 euros de bourse ainsi que de budget de recherche et de production d’œuvres.
Le projet est présenté chaque année aux Rencontres d’Arles puis à Paris Photo, dont BMW est partenaire officiel.

Depuis 15 ans, BMW en tant que mécène a su créer une plateforme propice à l’expérimentation artistique.  La diversité des projets présentés met en évidence l’évolution sur ces quinze dernières années et renforce le rôle de BMW comme défricheur de talents et accélérateur de carrière.

Le jury était composé de de Simon Baker, directeur de la Maison Européenne de la Photographie, Florence Bourgeois, directrice de Paris Photo, Andreina de Bei, directrice photo et rédactrice en chef adjointe de Sciences et Avenir, Hervé Digne, Président de Poush-Manifesto, Chantal Nedjib, fondatrice de l’image par l’image, Christoph Wiesner, directeur des Rencontres d’Arles et de Maryse Bataillard, responsable de la communication corporate et RSE BMW Group France.

 

@Raphaëlle Peria – « Traversée d’un fragment manquant »

« Traversée du fragment manquant « à Arles, Les Rencontres d’Arles – BMW ART MAKERS – Cloitre Saint Trophime
7 juillet- 5 octobre 2025

 

 

@Raphaëlle Peria_  » Si j’étais un arbre, je serais toi « 

 

 

« Si j’étais un arbre, je serais toi » – Galerie Papillon 13 rue Chapon 75003 Paris jusqu’au 17 juillet 2025

 

 

 

Coup de coeur pour les Mesnographies aux Menuls

Un vrai coup de cœur de l‘image par l’image pour la cinquième édition de ce festival international de photographie  Les Mesnographies dans la région parisienne, qui expose 16 artistes de 11 nationalités.
Que de fraîcheur dans ce festival dont les créateurs ont eu la bonne idée d’élire domicile dans le parc enchanteur des Mesnuls, dans des lieux associés comme La Chapelle/ Art contemporain de Clairefontaine-en-Yvelines et dans certaines communes du Parc Naturel Régional  de la Haute Vallée de Chevreuse.

@Alexander Kot-Zaitsa / Borderline

 

Une présélection exigeante par la direction artistique, Claire Pathé  (fondatrice du festival) et Maud Guillot, ainsi qu’une sélection originale car il implique l’ensemble des bénévoles et des acteurs de cet évènement. Le résultat est que tout le monde est enthousiaste, le public comme les organisateurs et les habitants des communes concernées, c’est ce qui ressortait des discours joyeux des autorités à l’opposé de propos parfois convenus dans les vernissages. une atmosphère bon enfant et des découvertes pépites.

Des fils directeurs sont assumés comme celui de la sororité,  focus dont l’agent de photographes Florence Moll était la marraine.

@Hoda Afshar / In turn

On y voit le travail In turn de Hoda Afshar, les étreintes et regroupements de femmes qui se tressent les cheveux les unes des autres, substituts de femmes iraniennes  et de leurs combats, avec le très beau symbôle des colombes lâchées en signe de solidarité avec les manifestants tués en Iran.

 

@Alexander Kot-Zaitsa / Borderline

Avec Bordeline, le biélorusse Alexander Kot-Zaitsa suggère subtilement, avec les corps en mouvement, les sentiments ressentis, les blessures partagées par les exilés dont il fait partie.

 

L’AGE D’OR 07 @Letizia Le Fur

Les couleurs toujours aussi magiques et inattendues dans la série L’âge d’or de Letizia Le Fur qui exprime questionnements, inquiétudes et espoirs d’une société. Dans ses paysages oniriques, l’artiste insère un clin d’œil dans l’univers de la mythologie, celui des hommes, nus dans la nature comme le sont plus régulièrement montrées les femmes dans des images de mode, qui symbolisent la figure humaine et arpentent l’espace à la découverte du monde.

 

@Etienne Francey / Etudes florales

Etienne Francey utilise dans ses Etudes florales aussi la couleur et tente de capturer les traces de vie d’une nature en mutation. Il transforme, déforme et colore les sujets qu’il regarde. Ses sujets en perpétuel mouvement, les couleurs acidulées et saturées illustrent  la frénésie des changements rythmées de nos vies.

 

@Frédérique Barraja / Perspective

La série Perspective, un travail très subtil sur un autre sujet sensible s’il en est : le cancer du sein. Regardé par Frédérique Barraja,  ce sujet vu aussi dans l’exposition de La Chapelle Clairefontaine, sous la direction de Baudoin Lebon.

 

@Henrike Stahl / Le plongeon

 Le plongeon de Henrike Stahl est un travail délicat et sensible sur le courage des femmes, des mères et des enfants handicapés; elle nous dit cette incitation à sauter dans l’inconnu, le courage de dire oui comme celui de dire non, Etre enceinte c’est  plonger dans la vie comme sauter dans l’eau : on ne sait pas !
Le travail  est magnifiquement mis en scène sur une barge de l’étang du parc et sur des voiles disséminés dans l’ensemble de l’exposition.
Et comme le disait Clara, si plus de personnes handicapées étaient  nombreuses dans nos espaces publics, moins elles se sentiraient différentes et moins nous ferions une différence entre eux et nous.. un beau programme !

Un coup de chapeau à tous les bénévoles dont le mari de Claire tous ambassadeurs d’un talent a la joie et l’énergie communicative !
Impossible de parler ou de montrer tous les artistes. Ils sont tous cités ci-dessous, et le mieux c’est d’y aller !

Liste complète des artistes exposés :
Alexander Kot-Zaitsa / Borderline (Biélorussie), Fernanda Tafner / Raconte moi tes rêves (Brésil), Frédérique Barraja / Perspective (France), Henrike Stahl / Le plongeon (Allemagne), Letizia Le Fur /L’âge d’or (France), Pierre & Florent / Mémoire habillée (France), David Bart / Exotic Waste Life (France), Etienne Francey / Etudes florales (Suisse), Guilhem Touya /Dystopie chromatique (France), M’hammed Kilito / Before it’s gone (Maroc), Sandrine Elberg / Jökul (France), Vilde Rolfsen / Plastic Bags (Norvège),
SororitéHoda Afshar / In turn ( (Iran), Maja Daniels / Gertrud On the silence of Myth  (Suède), Melissa Schriek / Ode (Pays-Bas), Thalia Gochez  / Honey (États-Unis – Salvador – Mexique)

 

Parc municipal des Mesnuls, Grande rue 78490, Les Mesnuls
Jusqu’au 14 juillet 2025

Et si on re gardait autrement ?

Photo exposition @Catherine Rebois

L’image par l’image vous propose son coup de coeur pour l’exposition « re présentation photographique »  en cours à l’espace Topographie de l’art dans le Marais. La commissaire, théoricienne et également photographe, Catherine Rebois a invité à exposer et à dialoguer quatorze artistes photographes sur ce thème :
Eric Antoine, Patrick Bailly-Maître-Grand, Brodbeck & de Barbuat, Arina Essipowitsch, Marina Gadonneix, Laurent Lafolie, Isabelle Le Minh, Julien Merieau, Jean de Pomereu, Catherine Rebois, Lisa Sartorio, Pierrick Sorin, Laure Tiberghien. « Ils investissent l’image comme un terrain d’expérimentation du statut de la re présentation où l’image se re joue » dit la commissaire.
L’exposition ambitionne d’éclaircir le statut de la représentation de l’image dans ce qu’elle donne à voir avec les interrogations de chacun des auteurs et de bien de nos questionnements. Et si on re gardait autrement ?

 

Extraits de l’exposition et du catalogue : 

Lucie de Barbuat et Simon Brodbeck explorent les possibilités offertes par l’intelligence artificielle pour reproduire des photographies historiques en créant le trouble.sur les souvenirs et la construction de la mémoire collective.

Brodbeck et de Barbuat-Etude d’après Dorothea Lange, Migrant mother, Nipomo, California, 1936

 

Laurent Lafolie , un des meilleurs tireurs de sa génération, effectue ses recherches sur les mécanismes d’apparition et de perception des images. La série « .BLANK » témoigne  des incendies de forêts en Sicile lors de l’été 2023. Les tirages ont été réalisés par gravure laser, sans aucune chimie, sur du carton recyclé. La progression lente de la brûlure du laser agit sur le support comme celle du feu lorsqu’il consume le paysage.

@Laurent Lafolie, « Blank » Courtesy de l’artiste et de la galerie Binome, Paris, Adagp, 2025.

 

 

Isabelle Le Minh rejoue et interroge certains photos iconiques, ici celle d’Henri Cartier- Bresson sur les figures imposées de l’instant décisif. A l’heure de Photoshop qui permet à chacun de recomposer les images à sa guise, elle gomme tout ce qui atteste d’un instant décisif sur une sélection de photographies .

Isabelle Le Minh_ILM004_300

 

 

Marina Gadonneix interroge le lieu d’expérimentation du réel souvent en lien avec la science, où la réalité se reconstitue au travers des dispositifs qui fabriquent de la re- présentation. L’oeuvre photographiée est -elle absente ou invisible ? Document ou illusion, énigme ou poésie de l’abstraction ?

Marina GADONNEIX« Sans titre (Tête sur tige, Giacometti) », 2014

 

 

Arina Essipowitsch propose une réflexion sur la photographie comme un espace mouvant et dynamique. Les tirages ont leur autonomie dans ses installations et le spectateur est en leurs cœurs.

Arina Essipowitsch@ADAGP-PARIS-2025-2025-_Roche-Tuffeau

 

Jean de Pomereu puise son inspiration dans le monde antarctique et explore l’idée que rien sur cette terre n’échappe véritablement à l’empreinte humaine. Il assemble de manière poétique et conceptuelle le papier, le carbone et la glace. La glace est le sujet, le carbone est le pigment, le papier est le support.

Jean de Pomereu Amplification 3

 

Catherine Rebois explore l’épaisseur que pourraient prendre l’image et les profondeurs de sa surface. Elle transforme l’image en champ d’expérimentation et nous invite à reconsidérer une façon de voir, en prêtant attention aux détails, aux ambiguïtés et aux jeux de perception.

« re-pli 4 », 2024 Courtesy de l’artiste et de l’Adagp, 2025

 

 

Lisa Sartorio travaille sur la défiguration pour redonner du sens et de la visibilité à l’image ; elle devient alors force de création qui bouleverse et réanime les formes stratifiées du sens.
« Les Mutantes » donnent à voir des femmes défigurées par le vitriol qu’on leur a jeté au visage. Par une mutation artistique pour réparer ces figures dont les images sont insoutenables comme le sont les gueules cassées, l’artiste propose de recouvrir partiellement les mutilations existantes et de créer par des gestes de tissage un souffle réparateur.

Lisa-Sartorio-DIANTHUS PLUMARIUS

Patrick Sorin propose une construction poétique et inventive comme il sait si bien le faire au travers d’une interaction physique, une petite mécanique visuelle très compréhensible loin des obscurs algorithmes qui nous envahissent.

Pierrick-Sorin-Original

Exposition jusqu’au 18 juin
Topographie de l’art, 15 rue Thorigny -75003 Paris
Catalogue édité par La Manufacture de l’Image